Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 09:36
Rue des Livres Edition 2010 (Large)

Au début était la ville. Puis fut le livre, qui raconta la ville. Et ce rêve insensé, permanent, absolument vital, de l'homme à s'élever vers le ciel, plus haut que jamais. Ici, la contemplation d'une Babel, celle de la littérature. C'est à cela qu'invite la toute prochaine édition de Rue des Livres, festival rennais, trois ans cette année.

L'affiche est signée Sylvain Deffaix, un garçon discret et talentueux, qui étudie le design graphique à Lisaa. Partageur, il livre sur son site les étapes de la génèse de l'affiche, en huit secondes. Huit secondes pour faire apparaître un visuel tout en perspective, donnant à imaginer. Est-ce pour nous dire que c'est à cela que doivent servir les tours, viser au-delà
...du bout de son nez ?

Image-30.jpg
Rennes, Festival Rue des Livres, 13 et 14 mars
Site Guy Ropartz, 14 rue Guy Ropartz, quartier Maurepas.
Le site : http://www.festival-rue-des-livres.fr/index.php





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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 11:16

" J'ai travaillé en usine de 1966 à 1978 à la Société Parisienne de Lingerie Indémaillable, on faisait des maillots de bain. Au départ, c'était après le pont Villebois-Mareuil, vers la ligne de chemin de fer. On était complètement dans le fond. Après on est passé à Chantepie (...). On fabriquait les maillots de bain, les chemisiers, les combinaisons comme on faisait avant, sur des machines. On était 400 à peu près ! On travaillait pour des marques comme Huit (...) maintenant je ne sais même pas ce que c'est ! "

 Extrait de Histoires de vies Histoires des lieux, de Nathalie Le Bellec


Thérèse avait 16 ans, elle vit toujours dans le quartier Francisco-Ferrer-Landry-Poterie, à Rennes. Un quartier dont la mémoire a été collectée par Nathalie Le Bellec. Collecter la mémoire : mettre en résonance le passé et le présent, poser les jalons du futur, éclairer aujourd'hui à l'aide de demain. Donner la parole à ceux qui font les lieux, les vivants, rendant hommage aux gens d'hier, transmettant à ceux de maintenant. Le patrimoine. 
Huit Diffusion Rennes 001 (Medium) Huit Diffusion Rennes 004 (Medium)
Page 124, Thérèse évoque donc ses souvenirs de couturière à la Société Parisienne de Lingerie Indémaillable, la SPLI. En 1979, l'entreprise qui compte sur l'ensemble de ses sites près de 2000 salariés - des femmes surtout - est menacée de fermeture. Le député communiste des Côtes d'Armor, François Leizour, rapporte la situation devant l'Assemblée Nationale,  le 14 juin 1979 .



Assemblée Nationale 14 juin 1978 (Large)
La SPLI ferme, malgré le combat mené par les ouvrières et l'occupation de l'usine en août 1979 L'usine de Rennes sera finalement reprise par Huit Diffusion, qui y établira son siège social. Le métier reste le même : la lingerie, les sous-vêtements, les maillots de bain. Devenue filiale d'un groupe tunisien, Huit rachète la marque Barbara en 2009, mais doit aujourd'hui faire face à de nouvelles difficultés. Depuis février 2010, l'entreprise est en redressement judiciaire, avec une période d'observation de 6 mois. Rue du Bignon, Huit Diffusion emploie 120 salariés, dont les tâches - conception, découpe des patrons et des produits, logistique, gestion financière - constituent l'armature de l'entreprise. S'il y a des inquiétudes, l'histoire, pour le moment, continue.


Image-32.jpg > Nathalie Le Bellec, collectrice de mémoire et écrivain public.
Son site :
http://lacollectedememoire.hautetfort.com/
02 99 67 25 84,  lacollectedememoire@free.fr

Histoires de vies Histoires des Lieux, Editions Ville de Rennes, 2009.





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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 09:37

 



 

 

 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 11:01

16 octobre 2009 100 (Small)   Rennes-16-octobre-2009-TRacteurs-dans-la-ville--7---Small-.jpg



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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 09:32

             

  " Bikini Machine play high-energy go-go-ye-ye supersonic garage soul

    for the new millennium. And they play it good ! "

                                                                                        Jon Spencer

 

 


Longueurs d'Ondes, automne 2009

(Pff, peuvent pas rester en place...)

 

 

 

Avant les réjouissances...les réjouissances. Les Bikini Machine sont joueurs. De nos nerfs, ils n'ont que faire. Au printemps dernier, un 45 T. Cet été, un single. A quand, mais à quand The Full Album ? Coming soon. Le 19 octobre, annnonce Platinum Records. En attendant, nous, on est vernis. D'abord le Jardin Morderne samedi dernier, puis la place du Champ-de-Mars, ce jeudi 1er octobre, les Bikini font de la musique pour nous. Opus rennais avant la route.

 


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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 10:32
Il y a, dans la vie du commerçant, un moment phare. Celui où il affiche les couleurs, en façade : sa touche personnelle, son habit qui fera le moine, son invitation à entrer. Pour LTM, ça s'est passé avant la rentrée. A l'issue d'une série de patientes et méthodiques démarches, une identité s'est affirmée.



                                         AVANT                                                                                        APRES

Soumise à la règlementation conjointe du Code du Patrimoine et du Code de l'Urbanisme, toute intervention sur une devanture de magasin requiert l'autorisation préalable des services compétents. Sans surprise, le 9 rue Poullain Duparc, vieil immeuble sophistiqué (fin 19ème, attribué à l'ingénieur Guinet)- dont on recommande l'observation, à l'occasion - se situe dans la périmètre sauvegardé des Monuments Historiques.

1ère étape : recueillir l'avis favorable de l'architecte des Bâtiments de France, au SDAP (Place des Lices, Rennes). A son sujet, il circule parmi les commerçants des histoires contradictoires. Il y a les enthousiastes, les fâchés, les perplexes, les étonnés. Sentiments partagés, qui contribuent à faire du personnage une sorte de légende, ce qui - ma main au feu - l'amuse certainement. Quoi qu'il en soit, aucune devanture ne saurait subir une modification sans son regard expert, assorti de son agrément. Et, à côté de ce qui vient ensuite, cette phase n'a vraiment rien de redoutable.



2ème étape. Critères de sélection : sang-froid, méthode et patience. La Direction de l'Aménagement et de l'Urbanisme est gardienne du domaine et très bureaucratique, mais la loi est ainsi faite. Deux services seront en charge d'instruire le dossier, dit Déclaration Préalable, (Cerfa n°13404).

Un formulaire de 7 pages donc, à produire en 8 exemplaires, que se répartiront deux services, l'un pour la devanture, l'autre pour l'enseigne. Et un bordereau de pièces jointes, qui donne l'ampleur du travail à accomplir.  Ah, comme vous auriez bien tort d'oublier de fournir 5 exemplaires supplémentaires des pièces 1,2,3 et 10 ! Voulez-vous prolonger le délai d'instruction, vous arracher quelques cheveux, perdre un temps compté en paperasserie et reporter le plaisir de voir le chantier démarrer... ?



Françoise Le Mouëllic a confié la conception graphique du logo et de la devanture de LTM à Hélène Vesvard. Le chantier de rénovation a été réalisé par la toute jeune entreprise de publicité BAM . Structure métallique peinte en noir, stickers fuschia, formes énergiques, métier annoncé et transparence. Up to date.

L'étonnant dans tout ça, c'est une trace du passé, réapparaissant sous le bandeau noir et rappelant que ce 9 a appartenu, avant, bien avant, aux établissements Jean Mayol et Cie, grossistes en fruits. Mais, ça, c'est une autre histoire...







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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 09:18

Dinard // 30 août 2009, "off" de l'exposition Qui a peur des artistes ?

Le 13 septembre, si - par négligence - nous avons omis de faire le déplacement (Rennes-Dinard, 73 km, source ViaMichelin), nous regretterons sans doute de n'avoir pas vu du Yan Pei-Ming, du Barbara Kruger ou encore un Soulages.

Nous aurons ensuite le temps de faire étape à la Galerie Saphir, rue du Maréchal Leclerc. Où nous apprendrons que le petit Raymond Hains venait y regarder son grand-père peindre. Où nous aimerons peut-être les sérigraphies de David Schneuer, les chats de Guillaume Corneille, les sacs du designer Steven Harkin.


Qui a peur... ? C'est pas nous, c'est pas nous. 


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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 17:44

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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 17:40

Je croisais monsieur Ruland régulièrement dans le quartier. J'avais enfin  eu le courage de prendre rendez-vous. Il avait souri, mi-étonné, mi-amusé, dit d'accord. Vers 9h30. Vers 9h30, la nuance était importante. « On n'est pas des militaires ». Les gens indulgents ont un don. Celui de me plaire.

 

Cinquante-trois ans de Gavotte, cinquante-trois ans de vie de commerçant dans le quartier des Halles, cinquante-trois ans de pieds chaussés avec professionnalisme, cinquante-trois ans de gentillesse, parce que « la gentillesse, ça ne coûte rien ». 

« Je suis accidentellement fils de commerçant ». Accidentellement. Voici en effet un père qui, d'abord militaire, puis agent d'assurances, choisit - à l'heure de la retraite - le métier de commerçant : «ça l'amusait !  ». A Chateaubriant, il achète un fonds et devient chausseur. Son fils, alors étudiant en Sup' de Co, passe ses étés au magasin. Agencer la vitrine, vendre, être en contact avec la clientèle, c'est agréable. A la fin de ses études, il sollicite cette grande entreprise sérieuse qu'est Bally. Bally ne recrute pas. Une annonce change le cours de son existence et celui de son père. Pour la première fois de sa vie, ce père que l'on devine affable et généreux s'endette. Nous sommes en 1956. Monsieur Ruland père achète pour monsieur Ruland fils le fonds de commerce d'un chausseur, 24 boulevard de la Liberté. Ce sera la Gavotte. Nom dansant et amical.

Premières années

1956. La nuit, aux Halles, on décharge le poisson. C'est ici que se situe le marché au gros, le marché aux poissons et aux légumes. Dans la saleté et l'agitation. En face, la rue de Nantes rejoint la rue Tronjolly. Elle traverse encore ce qui deviendra plus tard le centre commercial Colombia. Le Champs de Mars est un champ de foire, en terre battue. Le quartier est populaire, les maisons modestes et insalubres, les cafés sont légion. Le centre ville de Rennes est ailleurs, au nord, de l'Hôtel de Ville à l'Hôtel-Dieu.

Les premières années de la Gavotte sont difficiles. Heureusement, de Chateaubriant à Rennes, messieurs Ruland, père et fils, travaillent de concert et partagent leur carnet d'adresses, si possible les meilleures. A Rennes, alors qu'un célèbre chausseur rennais veille au grain, la Gavotte finit par vendre du Bally. La marque Paraboot arrive ensuite. Paraboot, légendaire chaussure inventée par un cordonnier grenoblois. A une époque où « les cordonniers savaient fabriquer des chaussures », rappelle Monsieur Ruland.

Commencent de confortables années. A la Gavotte, on compte jusqu'à quatre employés, deux vendeuses, deux apprentis. Les clients entrent, sortent, sans cesse. Ils sont fidèles à la maison Ruland. Ici, les modèles sont de belle facture et les prix sérieux. « On a gâté les clients sans les voler ». Chaque 14 juillet, le rituel pour l'ouverture de la chasse aux canards. A la Gavotte, on installe la vitrine des bottes de caoutchouc. D'un côté, les vertes. De l'autre, les marron. Le Chameau, Kleber..., toujours des marques renommées. 

Un quartier métamorphosé 

Les années 1970-1980 modifient la configuration du quartier. Début d'une considérable réhabilitation. Quelques immeubles modernes longent déjà le début de la rue Tronjolly. Le projet du centre commercial Colombia voit le jour en 1986 et ampute la rue de Nantes. Boulevard de la Liberté, il devient bientôt impossible de guetter la boutique depuis une terrasse de bistrot au coin de la rue, clé en poche, prêt à bondir dès qu'un client se présente à la porte de la boutique. De nouveaux habitants, des familles, emménagent. La clientèle de la Gavotte, aujourd'hui ?  « Des petits fonctionnaires, des petits commerçants, un ou deux milliardaires ». Des milliardaires ? !!! Sourires. Et monsieur Ruland de raconter ce jour faste où il vendit 5 paires de Paraboot au même client, en un temps record.




Le charme de la Gavotte

L'heure et demie a passé. Autour de moi, le bois des rayonnages, du comptoir, du cheval sur ressorts pour occuper les enfants pendant l'essayage. « On se sent bien dans votre boutique, Monsieur Ruland ». A mille lieues des nouveaux décors aseptisés et ennuyeux. « On se sent bien, d'accord, on me dit ça, mais ce n'est pas moderne ! ». Moderne ou pas, on s'y sent bien. 

Dans sa boutique pas moderne, monsieur Ruland n'est pas un grincheux, les évolutions ne l'ont pas aigri, il observe cela avec perplexité, manifeste quelques regrets, pense qu'il y a des risques. Sans sensiblerie. Il a la lucidité et l'humour des gens qui ont exercé leur métier, honnêtement et assidûment, et qui en retirent une simple satisfaction. Même si les constats sont embarrassants. « Le commerce, aujourd'hui, c'est de la distribution. Ce qui faisait la force du commerçant, c'était le commerçant lui-même » Nous évoquons aussi les prix. Drôles de prix, élastiques, irrationnels. Un désordre qui brouille les pistes et la valeur des choses. Nos hésitations entre qualité et quantité. Nos points de vue se rejoignent.

Dehors, la devanture a seulement un peu vieilli. Rien de grave. Elle garde intactes quelques pièces art déco. Le seuil est recouvert d'une mosaïque, qu'il faudra penser à rénover. Haussement d'épaules. « Je ne sais pas s'il ne vaudrait pas mieux tout casser et tout refaire, à neuf... » Moi, je sais...

 Avant de partir, il reste une question. La question cruciale. Comment trouver chaussure à son pied ? Un soulier qui sied est un soulier harmonieusement conçu, aux détails de fabrication soignés, aux coutures bien placées et solides, monsieur Ruland frappe le talon, il faut que ça sonne – toc, toc -. Un soulier dans lequel le pied se déploie tout en étant maintenu, sans contrainte. Un soulier qui dure est un soulier choisi calmement et sur des conseils experts. Monsieur Ruland me rassure, les larges comme les fins, les grands comme les petits, aucun pied ne saurait être bien chaussé. « Eviter aux gens de souffrir dans des godasses mal faites, tout un art ! »...

 

 

              La Gavotte - Chaussures Ruland

24, boulevard de la Liberté
35000 Rennes
Tél. : 02 99 79 59 44
« Ce que vous ne voyez pas en vitrine
existe à l'intérieur », un détail dans
la vitrine de la Gavotte, qui a beaucoup
inspiré l'idée de Calicot.
   

 

 

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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 10:26

Ne pas se fier aux apparences.
Quand ça a l'air pointu, ça ne l'est pas forcément.

BlexBolex par exemple. L'imagier des gens. Accessible. Enfantin.
Tony Papin aussi. Islande. Simplissime. Sobre.
Geneviève Castrée. Roulathèque Roulathèque Nicolore. Inventif. Malin.

Inutile d'en savoir plus que les autres.
Simplement être un esprit libre.
Et ne pas s'enfuir quand c'est différent.


Périscopages// Dans divers lieux rennais // Sur le Canal St Martin, les voisins - respectivement au 74 et au 80 : la galerie Accroche-toi au Pinceau et le Bon Accueil. Jusqu'au 7 juin.



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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 17:28
Créer - Du latin creare : faire, donner l'être.


Imaginer, réfléchir, concevoir, établir, organiser, agencer, inventer, fabriquer, assembler, réaliser, confectionner, élaborer, façonner, combiner, composer, harmoniser, coordonner.

Exposer. Vendre. Travailler. Gagner sa vie.

Marché des Créateurs, 2ème Edition //Samedi 16 et dimanche 17 mai 2009 // Au 4 Bis, à Rennes // 14h-19h

Partenariat Elan Créateur + CRIJ + 4 Bis



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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 12:04
Hot stones. Pierres chaudes. Aurélie Le Queux, de l'Institut Mer et Soleil, s'est formée à une nouvelle technique de massage minéral. Expérience.

Cette semaine avait été harassante. Qu'elle arrive à sa fin, c'est grosso modo la meilleure nouvelle de l'année. Rien de grave, à bien y regarder. Juste des petites tracasseries quotidiennes, empoisonnantes. Du registre de la bricole. Assise sur les marches de l'église Toussaint, elle sent que son corps fourbu exige du repos. Quelque chose d'apaisant, quelque chose de pacifique. Non pas qu'elle soit douillette, mais voilà, elle pense que ça s'impose. Qu'elle ne sera fréquentable que si elle franchit cette porte sous les arcades...


Cool

S'allonger. Détendre ses membres, ses articulations, ses muscles. Se déployer.La cabine forme déjà la parenthèse attendue. Cool. Surtout lâcher toutes les résistances.

Il n'y a plus désormais qu'à se laisser aller au mouvement des pierres chaudes. Noires et polies, ce sont des pierres de basalte, roche magmatique volcanique.

Au 18ème siècle, les neptuniens et les vulcanistes se sont querellé autour de leur origine. Le botaniste et naturaliste Horace-Benedict de Saussure s'en est mêlé, optant, lui, pour une version aqueuse. Il faudrait lire Des basaltes pour comprendre. Demain peut-être...


Chaleur et densité

Quoi qu'il en soit, les pierres de basalte sont lourdes et leur densité est exceptionnelle. Elles conservent longuement la chaleur, qui, en se diffusant, décontracte et relaxe. Le geste de la masseuse s'étire le long de ma colonne vertébrale, il est lent, lisse et intense. Un roulis. Aurélie trouve dans les pierres une partie de sa force et peut ainsi masser plus en profondeur. De la tête aux pieds. Je sens combien ce travail partagé me va bien. Les tensions nerveuses se dissipent, absorbées. Avalées par le minéral. Gloutonnées !

Séance terminée. De mes irritations, de mes agacements et de mes petits malheurs, il ne subsiste qu'un vague souvenir. Chouïas et riens de tout, pas de quoi fouetter un chat. Non seulement je suis redevenue fréquentable, mais je peux aussi envisager les jours à venir avec un calme olympien.

Aurélie Le Queux a repris l'Institut Mer et Soleil en 2005. Titulaire d'un BTS, elle est issue des écoles Yves Rocher, Thalgo et Bedfert.

Elle a suivi en 2008 une formation sur le massage aux pierres chaudes, organisée par la Chambre des Métiers de Rennes
.
Institut Mer et Soleil
5 bis rue Toullier  35000 Rennes
Tél. : 02 99 79 22 33

Horaires d'ouverture :
du mardi, 10h, au samedi, 16 h



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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 16:58

En 2007, la découverte de la piscine St Georges et des mosaïques des ateliers Odorico ont inspiré les architectes de l'agence Coste Architectures, chargée de la rénovation de la piscine des Gayeulles. Ils ont formé l'idée de donner au  1% artistique du chantier une "couleur" mosaïque. Suggéré à l'équipe municipale chargée du suivi du chantier, le projet a fait son chemin. La nouvelle piscine des Gayeulles aura donc une filiation originale avec l'histoire de Rennes et en particulier avec l'entreprise Odorico, grâce à des fresques qui seront intégrées au futur bâtiment. Il faudra attendre 2010 pour les découvrir, mais en attendant, tout Odorico se révèle au Musée de Bretagne jusqu'en août prochain.


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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 11:46
Hélène Vesvard, graphiste-illustratrice, n'est pas une solitaire. Elle partage son atelier et ses journées de travail avec Kuti, fêlin compagnon, qui livre ici quelques tranches de sa vie de chat d'artiste.

Chat Kuti Pastel d'Hélène Vesvard Oeuvre Protégée Je suis Kuti. Kuti le chat. Ils disent parfois Kuki. Avec un k. Un peu moqueurs. Je ne bronche pas. Je suis bon joueur.

J'habite depuis quelque temps une petite maison de ville, au bord d'un jardinet. Nous y vivons à trois. Mais le clair de mon temps, je le passe avec Hélène. Hélène Vesvard. Ma maîtresse. Depuis 5 ans, nous avons ensemble acquis quelques habitudes, auxquelles notre récent emménagement ne nous a pas fait renoncer...

Minuscule

Hélène dessine minuscule. Infiniment petit sur de tout petits carrés de bois. Elle prédit en riant que la prochaine étape sera le grain de riz... Je crois qu'elle en est capable. Capable de raconter une histoire sur n'importe quelle parcelle, centimètre carré ou millimètre carré, petite miette.

Matins

Hélène affectionne les matins. " Le matin, ça passe doucement " dit-elle. Ni l'un ni l'autre n'aimons être seuls Nous nous tenons chaud.

Je pousse son bras, je me faufile et je me cale sur ses genoux. Elle accepte de bon gré, mais veille. Il est vrai qu'il m'est arrivé d'être facétieux et lorsque l'artiste invente, la facétie est de mauvais goût. Je m'efforce de ne pas troubler son travail. Sans trembler, le pinceau, si fin tellement fin, glisse, contourne, arrondit, colorie, forme. Pas l'ombre d'un chevrottement. Le pinceau file. Serein et maître de soi. Je ne bouge pas le poil. Car j'ai encore en mémoire le jour où, d'un saut sur le bureau, j'ai rencontré un pot d'acrylique rouge. J'avais l'air d'un sioux et on continue de raconter cette histoire aux amis de la famille.

Privilège

Il y a du mouvement. L'eau du pot doit être remplacée. Mon moment préféré. Hélène prétend alors que je fais le taureau. Tête basse, je m'apprête à charger. Le combat est simple, je laperai simplement l'eau neuve avant que le pinceau ne vienne la colorer.
Je serai là avant le pinceau. "Le privilège de Kuti" !


Si je ne suis pas taureau, je suis tigre. Dans le jardin, je suis grand chasseur. Ventre à terre, je me déplace silencieusement. Jamais attrapé d'oisillon. Mais sur le banc, j'entends rire. Je me redresse. Moustache nonchalante, je traverse la pelouse. Je boude vaguement. Deux ou trois mots à dire. J'attends le jour où je serai personnage d'une histoire, chat de toit de maison, chat d'arbrisseau, chat au doigt, chat de bocal. Je saurais poser si elle le voulait. Je saurais rester sage comme une image si elle me le demandait. Elle pourrait alors me croquer. Moi, Kuti, chat d'artiste.


Hélène Vesvard, graphiste-illustratrice :
06 16 16 59 30, helene.vesvard@wanadoo.fr,   www.helenevesvard.net

Hélène Vesvard a participé à l'album collectif  10 histoires de Pirates, édité chez Fleurus. Elle participera à la prochaine édition de Balade à Ste Thérèse, dont elle signe l'affiche. Ses bijoux sont diffusés chez Yu, 6 rue de Nemours à Rennes. Sa papeterie est éditée par La Marelle Editions. Ses petits carrés de bois sont actuellement en vente dans la boutique Endo, 9 rue Poullain Duparc, à Rennes.
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 14:49


Migration échappée d'un hélicon.
Personne n'y avait pensé avant Yann NGuema, aka Iradian.
Le graphisme sophistiqué et poétique
du bassiste du trio Ez3kiel porte une nouvelle fois les Transmusicales. 
Pour les 30ème du nom, c'était le minimum.
Réussi.



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CALICOT est le magazine en ligne - sous format blog - des petits indépendants rennais : commerçants, artisans, artistes, créateurs, free-lance, délibérement hors sentiers battus, ils ont ici la place qu'ils n'ont pas trouvé ailleurs.
CALICOT informe sur leurs métiers, leurs savoirs-faire, leurs talents, leurs coups de coeur et leurs humeurs, avec sensibilité et sous un angle nouveau.
CALICOT donne au lecteur de la matière, au-delà du simple annuaire, du guide ou de l'encart publicitaire. Et invite à déambuler différemment.
CALICOT invente un fil qui relie les uns aux autres, les autres aux uns. En se situant au coeur de la ville, en parlant de ceux qui l'habitent.

 



Qui quoi où quand ?

Contact

Christèle Fournier
calicotderennes@gmail.com


Calicot est une publication de l'agence Good Morning.


Où l'on parle de CALICOT

13 mai 2009 // France Bleu Armorique //
 Emission Armorique.net
, présentée par Bruno Gaulin







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